Site officiel de la mairie de Livilliers
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Histoire de Livilliers

On sait très peu de choses sur le passé de cette commune. Elle fut peut-être fortifiée autrefois, mais si aucun document connu ne permet de l'affirmer, ...

... rien cependant ne s’oppose à ce que l’on admette que ce village ait été à une époque reculée une petite cité munie de remparts ; sa situation sur un plateau qui domine une gorge étroite permet de donner quelque créance à la tradition tenace qui prétend que les Romains avaient fait de cet endroit un poste de guet : le lieu-dit « Clos de Rome », dans la gorge qui sépare Livilliers de Génicourt, serait-il un souvenir vague de quelque cohorte romaine, voire la tradition de quelque redevance envers la cour de Rome ? Quoiqu’il en soit, existent dans le village une bâtisse dénommée « le Prieuré », ainsi que des souterrains que les Anciens du village ont pu partiellement explorer.
L’existence de Livilliers est attestée dès le début du XIIe siècle par les grosses dîmes versées pour un tiers au prieuré de Conflans Sainte Honorine, dépendance de l’Abbaye du Bec, et pour les deux autres tiers à l’Abbaye de Chelle. Le tiers appartenant aux moines de Conflans leur sera confirmé par Gautier de Coutances, archevêque de Rouen (1183 - 1208), mais l’origine de cette possession est inconnue, et il en est de même des droits dont jouissaient à Livilliers les religieuses de Chelle : En effet Livilliers n’est pas désigné nominativement, comme Osny, dans la charte de confirmation donnée par Louis VI en 1127 en faveur de l’Abbaye de Chelle.

 

La chapelle qui avait été construite à Livilliers pour l’usage des habitants fut donnée, par Raoul Vallez, antérieurement à 1151, à l’Abbaye de Saint-Martin de Pontoise, en même temps que l’église de Génicourt. Mais le village dépendait pour le spirituel, de la paroisse de Génicourt (ou peut-être de Gérocourt), ainsi qu’en témoigne une sentence rendue en 1175 par Gautier, archidiacre de Pontoise et le chapitre de Saint-Mellon, "causam magistri Hugonis, Gerincuriae presbyteri, et domini Hemmerici, Linvilarii sacerdotis". (sentence publiée par J.Depoin dans le Cartulaire de l’Abbaye St Martin de Pontoise, 2è fasc (1896)) La chapelle fut érigée en église paroissiale par Hugues d’Amiens, archevêque de Rouen, vers la fin du XIIe siècle, puis remaniée et reconstruite au début du XIIIe siècle : aucune partie de l’édifice actuel ne remonte à une date contemporaine de l’érection de la paroisse
 
Les terres de Livilliers appartinrent au XIIe siècle à Payen de Gisors, puis furent divisées en plusieurs fiefs possédés par des seigneurs "en partie" : on y trouve les Orgemont au XIVe siècle, puis un Boulainvilliers. Le 20 novembre 1552, le connétable Anne de Montmorency reçut d’André de Dampont le fief Thibault Nescun, le fief des Gallois et le fief des Sanguins, tous trois assis à Livilliers, en échange de trois fiefs situés à Cormeilles en Vexin (Inventaire des titres concernant Livilliers trouvés dans le trésor de Chantilly, XVIIIe siècle, Arch.Nat R3 - 40, papiers Conty). Les fiefs acquis par le connétable relevaient de la seigneurie de Domont. On relève aussi, comme Dame de Livilliers, Marie-Félicie Orsini, filleule de Marie de Médicis et veuve du duc de Montmorency décapité à Toulouse en 1632 ; la "Sylvie" du poète Théophile de Viau, inconsolable, se retira au couvent de la visitation de Moulins, où elle finit ses jours. François-Louis de Bourbon-Conti, partiel héritier des Montmorency, vendit son fief de Livilliers, avec les droits de haute et basse justice, au sous-lieutenant de la Grande Vénerie du Roy, grand-père de Victor-Thérèse Charpentier. Lorsque éclate la Révolution française, les terres de Livilliers appartenaient en grande partie au marquis de Gouy d’Arsy, baron de Chars et seigneur de Marines.
 
Livilliers possédait un château, aujourd’hui entièrement disparu, mais quelques vestiges en subsistaient encore à la fin du siècle dernier, sous une enveloppe de ferme habitée par quatre familles. L’antique et traditionnel colombier avait lui aussi disparu.
 
Le territoire de Livilliers est à vocation agricole, les principales cultures étant les céréales proprement dites, blé, avoine et orge. On y trouva pendant longtemps d’importants troupeaux de moutons et de vaches laitières : la collecte du lait commença ici dès le XIXe siècle, tandis que les produits du sol étaient vendus au marché de Pontoise.
Quant à la culture du lin, dont Livilliers tire son nom (Linvilarium, Linvillier), elle a perduré jusqu’au milieu du XXe siècle.
De nos jours Livilliers, après plus d’un siècle et demi de déclin démographique, accroît modestement sa population. Devenue une commune du Parc Naturel Régional du Vexin français, elle souhaite maintenir le plus longtemps possible son caractère rural, vanté par Emile Henriot qui possédait une résidence à Nesles la Vallée. A noter que l’église a été classée parmi les Monuments Historiques le 12 juin 1936. Quant à la Mairie actuelle, elle fut construite en 1852 grâce à la générosité d’une dame HAMOT, de Gérocourt, à la condition que l’école y soit transférée et que l’ancienne école soit mise à la disposition du curé de la paroisse, ce qui fut fait.
 
Pour information, toutes les scènes tournées en intérieur d’église dans le feuilleton télévisé "la Rivière Espérance", ont été réalisées dans l’église de Livilliers.
 

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